SOIREE RONDEETJOLIE.COM, 4 OCTOBRE 2008

SOIREE RONDEETJOLIE.COM, 4 OCTOBRE 2008
VOici une photo prise lors de la soirée organisée par le site rondeetjolie.com, à Boulogne le 4 octobre dernier.
De gauche à droite, moi, mon pote Nico, mon amie Sophie, kathleen, ma soeur Françoise et mon beau-frère Ben.

© tous les droits réservés au site www.rondeetjolie.com

# Posté le mardi 28 octobre 2008 03:58

QUI A TUE BAMBI ?, de Gilles Marchand

QUI A TUE BAMBI ?, de Gilles Marchand
Isabelle est étudiante dans une école d'infirmière. Dans le cadre de son cursus, elle doit réaliser un stage pratique, qu'elle effectuera dans le service de chirurgie où travaille sa cousine Véronique (incarnée par Catherine Jacob). Là, elle rencontre le docteur Philippe, un chirurgien qui la fascine autant qu'il l'intrigue. Au bout de quelques jours, divers incidents se produisent dans le service : une patiente disparaît mystérieusement, de curieux problèmes interviennent lors des anesthésies, et une jeune patiente meurt au cours d'une opération. Pour Isabelle, c'est sûr, le docteur Philipp et sa froideur permanente n'est pas étranger à ces évènements. Sombrant dans la paranoïa, Isabelle voit le médecin partout, elle le soupçonne de meurtre, et sa présence l'obsède. Nuit et jour, il lui apparaît. Elle tente alors de percer son secret. En parallèle, Samy, le petit ami d'Isabelle cherche à savoir ce qui se passe, pourquoi son amie jadis si tendre, voit sa vie basculer ainsi...
Ce que Gilles Marchand a su très bien faire ici, c'est une montée crescendo de l'angoisse, une atmosphère de plus en plus suffocante. La psychose est grandissante, le regard terrifiant du docteur Philipp n'épargne personne, son omniprésence et son presque don d'ubiquité font de lui le personnage central de cette production s'achevant sur des scènes macabres, dignes d'un bon film d'épouvante. En prime, il faut ajouter, au jeu exceptionnel de Catherine Jacob, les interprétations magistrales de Sophie Quinton (meilleur jeune espoir féminin en 2004) et Laurent Lucas. Si ce film est très bon, c'est sans doute que son réalisateur a su mettre tous les ingrédients d'un thriller palpitant, assez en tout cas pour que son film soit nominé aux Césars 2004 dans la catégorie "Meilleure première oeuvre de fiction".


QUELQUES CRITIQUES PRESSE
Film noir d'une clarté immaculée, le premier long-métrage de Gilles Marchand met en scène avec style les tourments d'une jeune infirmière se débattant entre rêve et cauchemar. (V.Ostria, les inrockuptibles)

C'est avec malice que Gilles Marchand, tout en maîtrisant son ballet de seringues, ses alternances d'ambiances nocturne où le blanc de l'hôpital injecte un sentiment d'enfer électrique, joue avec les pulsions du spectateur comme il s'amuse des frayeurs et des apprentissages de son héroïne. (J.L. Douin, le Monde)

Bonne surprise : un premier film français rigoureusement écrit, qui s'amuse de choses horribles et n'a pas honte de montrer du style (...) Si le film présente des faiblesses, elles sont liées à la nature un peu frivole de ce genre d'exercice. Mais il procure un plaisir devenu si rare qu'on aurait eu tort de s'en priver. (G. Delorme, Première)

# Posté le mardi 21 octobre 2008 16:20

Modifié le mardi 21 octobre 2008 17:20

LADISLAS STAREWITCH

Ladislas Starewitch est un réalisateur né en 1882. Son oeuvre se compose essentiellement de films d'animation, muets, en noir et blanc, mais d'un vrai sens artistique. On lui doit, parmi ses plus grandes réalisations, une adaptation du rat des villes et du rat des champs, et un superbe Roman de Renart. Ses personnages, figurines sorties de l'imaginaire, aux costumes extravagants, évoluent dans un univers onirique. Eléphant volant, lion binoclard, pelucheux canin ou singe malicieux, tout son petit monde enchante par leur façon de se mouver, de se déplacer. Ici, c'est une petite fille qui plonge dans un rêve qui donne vie à ses jouets tandisqu'ailleurs, la petite fille s'imagine en princesse amoureuse d'un acrobate bien curieux. En conjuguant le réel et l'irréel, Starewitch nous emmène au pays des rêves, là où l'Alice de Lewis Carroll aurait pu pénétrer, au cours d'un songe.
L'un des pionniers du cinéma d'animation a démarré sa carrière en 1909 traversant une bonne partie du siècle. Son dernier film, comme Chien et chat, marque la fin d'une carrière brillante et originale. Conteur de l'ailleurs, fabuliste ou enchanteur, Starewitch est sans aucun doute le génie du court métrage d'animation.
A noter que Fleur de fougère, a reçu le prix du meilleur film pour enfants à la biennale de Venise en 1950 (voir la vidéo).

"Le cinéma rend visibles les rêves de l'imagination" (Ladislas Starewitch)

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# Posté le dimanche 19 octobre 2008 13:19

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 17:00

MON ONCLE, de Jacques Tati

MON ONCLE, de Jacques Tati
C'est l'histoire de Gérard, un petit garçon qui vit chez ses parents à la fin des années 1950. Son père occupe une bonne place dans une grande société, sa mère fréquente les plus mondaines des bourgeoises ; et tout ce petit monde évolue dans une extrême modernité. Le petit Gérard s'ennuie, mais heureusement, son oncle, Monsieur Hulot, débarque. De gaffes en maladresses et de blagues en clowneries, Monsieur Hulot va égayer les journées de Gérard, grâce à sa perpétuelle fantaisie.

Ancêtre présumé de Mr Bean, gesticulant comme Charlie Chaplin savait le faire, Monsieur Hulot procure une bouffée de fraîcheur et de rire. Dans une ambiance très Petit Nicolas et les copains, Jacques Tati nous plonge dans un monde fantaisiste, un quelque part atemporel où rien n'est grave. Il sait y faire pour que l'on s'arrête sur les petits détails et chacun de ses plans participe à l'humour. Il critique avec drôlerie l'embourgeoisement et les débuts d'une société consumériste et matérialiste. Et parfois, comme par magie, un petit air d'accordéon ou de piano vient chatouiller nos oreilles, comme pour compléter le profond plaisir qu'on a à visionner ce fameux film qui fera sourire les petits comme les grands...
Mon oncle a été Grand Prix du Jury au festival de Cannes, en 1958.

Finalement, c'en est à se demander si l'époque des Louis Malle (Ascenseur pour l'échafaud, Zazie dans le métro), Jacques Tati et autres Jean Renoir (Le fleuve, 1951) n'incarnait pas l'âge d'or du cinéma français...

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# Posté le lundi 13 octobre 2008 15:41

Modifié le lundi 13 octobre 2008 15:53

INTO THE WILD, de Sean Penn

INTO THE WILD, de Sean Penn
Christopher McCandless a 22 ans et rêve d'évasion. Deux ans après l'obtention d'un prestigieux diplôme, il décide de tout plaquer, de "fuir la civilisation" pour se retrouver seul, loin de tout, des clichés, des horaires et du matérialisme, en pleine nature. Il devient alors "Alexandre Supertramp le vagabond" et brûle son argent, comme la destruction d'une ancienne vie, et le symbole d'une nouvelle naissance. Porté par la liberté et par les rêves les plus fous, Alex se lance dans des aventures riches d'émotions et de surprises, où chaque rencontre est un nouveau regard sur la vie.
Filmé au coeur des grands espaces américains, cette oeuvre est un voyage vers le rêve, un refus autant qu'une contestation de nos sociétés conditionnées et conformistes. Into the wild est la liberté mystifiée, accompagnée de nombreuses mélodies folk US qui ajoutent une touche de poésie. Il y a du courage, de l'espoir, de l'amour, de l'émotion dans la succession des plans, le jeu des personnages procure un vrai plaisir. J'ai adoré.

Un grand merci à Hervé qui m'a conseillé ce film.

QUELQUES CRITIQUES PRESSE

Into the Wild n'est pas un simple divertissement, il permet à chacun de réfléchir de s'interroger sur son propre destin (J.C. Terrien, MCinema.com)

Sean Penn signe ici un grand et beau film où se confirment le talent et le charisme d'Emile Hirsch. Portée par une bande-son à écouter sans attendre (...), cette bulle d'idéalisme lâchée dans le ciel cinématographique est une rafraîchissante bouffée d'oxygène (A. Spira, Paris Match)

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 15:51

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 16:29

LA VIE RÊVEE DES ANGES, de Erick Zonca

LA VIE RÊVEE DES ANGES, de Erick Zonca
Isa vit en vendant dans la rue des cartes qu'elle confectionne elle- même. Dans sa galère, elle reste toujours souriante et optimiste. Arrivée à Lille, elle se pose dans un bar et aborde un homme qui lui propose un emploi de couturière. Sautant sur l'occasion, elle y recnontrera Marie, une jeune fille de son âge qui vit en colocation avec une prénommée Sandrine, qui à la suite d'un accident est tombée dans le coma. Isa va partager l'appartement de Marie, découvrant alors une Marie insatisfaite de son sort, au caractère souvent revêche. Elle va découvrir en parallèle un peu de la vie de Sandrine à travers son journal intime. D'abord complices, Marie et Isa vont aller de délires en délires, jusqu'au jour où Marie va tomber sur Chriss, un directeur de boîte de nuit avec lequel elle pense vivre le grand amour. Alors, les relations entre les deux colocataires vont se dégrader, alors que Isa, chaque jour, passe à l'hôpital rendre visite à Sandrine.

Ce film qui bouleverse les téléspectateurs, selon Télérama, a reçu de nombreuses récompenses : César du meilleur film en 1999. Elodie Bouchez a reçu le César de la meilleure actrice, et Natacha Régnier, le prix du meilleur espoir féminin. Il est également le premier film à recevoir l'étoile d'or du cinéma, la même année. Réunissant dans les rôles principaux deux actrices exceptionnelles, le scénario plus que travaillé, est riche, les plans sont toujours cohérents, les interprétations magistrales. On y découvre une Elodie Bouchez attachante et une histoire émouvante rythmée par deux lignes de vie, celle d'Isa, prête à tout pour s'en sortir, éternelle optimiste qui croit en elle-même et en la vie, et celle de Marie, qui cherche à tout prix le bonheur et l'amour. J'ai bien aimé le rôle que joue Elodie Bouchez, car je me suis reconnu un peu dans son personnage à la fois sauvage et rêveur. Tandisque le rôle de Marie, joué par Natacha Régnier, m'insupportait plutôt : son personnage de jeune fille écorchée, jamais contente de sa condition, et qui ne semble avoir pour seule ambition que de se faire baiser, est tout ce que je déteste.
Finalement, la vie rêvée des anges est un film sur tous points réussi, qui ne manque pas de nous faire réflechir sur le sens de la vie.
Les récompenses sont largement méritées.


# Posté le dimanche 05 octobre 2008 14:55

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 15:19

ENTRE LES MURS, de Laurent Cantet

J'ai toujours adoré jusqu'à maintenant le travail de Laurent Cantet, que ce soit Ressources Humaines, L'emploi du temps, ou Les Sanguinaires.
En adaptant le roman de François Bégaudeau, Entre les murs, il dévoile le quotidien d'un établissement de 4° dans le XX° arrondissement, dans une classe réputée difficile. Ce qui est montré du doigt n'est pas tant ce quotidien inquiétant, ni l'avenir incertain (ou compromis ?) de la jeunesse France, mais la désolation du monde enseignant. Filmé comme un reportage, avec des vrais professeurs et de vrais élèves, Entre les murs peut inquiéter, surprendre, étonner ou choquer, mais la réalisation est sobre, spontanée. Faire jouer des inconnus semble être un truc de cantet -Dans Ressources Humaines, il avait tourné avec de vrais ouvriers-, mais tout cela crédibilise, apporte une touche de proximité, de vérité à son oeuvre.
Ici, les jeunes élèves donnent un très bon jeu, le ton est donné dès le début, François Bégaudeau est admirable dans son interprétation. Le scénario est bien pensé. Dans le fond, tout est vrai, ancré dans un réalisme parfait. Entre les murs est une analyse sociale qui vise juste : on a l'impression d'être au coeur de l'action, d'y assister en direct, d'être témoin du racisme, de l'exclusion, du problème des sans- papiers, du manque d'effectifs dans les écoles, du mal être des enseignants.
L'extrait en vidéo vous donnera un aperçu de cette réalisation. J'ai adoré. Peut-être est- ce juste parce que je suis très fan de ce que fait Laurent Cantet...
A vous de le dire...


CE FILM A RECU LA PALME D'OR AU DERNIER FESTIVAL DE CANNES

Entre les murs, le site

QUELQUES CRITIQUES PRESSE

"La grande force de frappe de ce film est de nous faire entrer "entre les murs" d'une classe avec le réalisme d'un reportage, la puissance émotionnelle d'un récit romanesque et l'humour d'une comédie." (A. Spira, paris Match)

"Entre les murs arbore comme rarement une palette d'émotions, il est à la fois ou tour à tour grave, subtil, incisif, perturbateur, drôle, poignant. Sa récompense est indiscutable." (J.L. Douin, le Monde)

"Entre les murs est un film non seulement parlant, mais aussi très physique, au plus près des regards, des gestes, des pantomimes. (...) Cantet distille l'émotion avec une retenue exemplaire." (J. Morice, Télérama)

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 18:56

Modifié le mardi 30 septembre 2008 16:24

TU LA CONNAIS TOI LA MISERE ?

TU LA CONNAIS TOI LA MISERE ?
Celle qui crève les yeux ?
Non, toi, tu crois tout savoir sur tout. Tu crois que la vie est belle, que le monde est beau.
T'es trop pressé pour voir le reste. Tout ce qui compte pour toi, c'est ta vie misérable et ta condition bénite, ta (future) carrière dans le commerce et ton statut professionnel. Faire du chiffre, l'emploi, le salaire, les grades. Ton téléphone et ta télé.
Mais tu sais quoi ? Les données statistiques dont tu t'abreuves en lisant tes magazines de merde au service d'un gouvernement sur qui tu as craché pendant toute la durée des campagnes électorales, j'en ai rien à péter.
Tu peux continuer à te masturber devant ton écran, les pourcentages n'y feront rien. Tu sais ce qui est important. Et bien moi j'ai fait une chose sans importance, j'ai côtoyé la misère ; celles des gens qui vivent avec un revenu minimum, celle des mamans qui élèvent leurs enfants toute seule et qui pleurent toute seule une fois qu'ils sont couchés, celle de ceux qui luttent pour quelque chose ou pour rien, d'ailleurs on sait pas.
Oui, aujourd'hui, j'ai mangé à la table des cocos, des "ni dieu ni maîtristes" et autres asociaux qui ne rêvent que d'un monde plus juste et dont l'engagement, à coté du mien, est un océan. Je ne sais pas combien d'entre eux restent insoumis à tout ce système destructeur de propagandes et de mensonges par l'image.
Alors, oui, aujourd'hui, j'ai été bénévole pour le secours populaire à la fête de l'humanité, et de 10 h à 14 h, j'étais au stand des livres et produits culturels, à vendre des livres à 1 ¤ et des cd à 0,50 ¤. A peu de choses près, c'est environ 50 fois moins que dans tous ces pathétiques centres de profits à la con réservés aux classes aisées. Rendre accessible la culture, voilà ce que j'ai fait aussi, comme une sorte de continuité de mon vrai métier en voie de disparition.
Si encore tout cela avait un sens, mais non. De toute façon, je n'ai pas sauvé le monde et tout cela n'est que simple futilité...
PUISQUE RIEN, ABSOLUMENT RIEN NE CHANGERA.

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 11:49