TRYO

TRYO
Je voulais vous faire découvrir un groupe que beaucoup d'entre vous doivent connaître, au moins de nom :

TRYO

Créé en 1995 par trois copains qui se sont rencontrés à la MJC de Fresnes, Tryo comprend à l'époque 3 membres. En 1998 viendra se greffer un percussionniste de génie. Leur premier album, Mamagubida sort la même année et inclut l'hymne de nos campagnes, l'"hymne" qui va les révéler deux ans plus tard au grand public. Groupe "engagé", écolos et militants Greenpeace, voyageurs des quatre coins du monde, les 4 Tryo sont par ailleurs passionnés par le cirque et les spectacles de rue, notamment Mali qui a démarré sa carrière artistique en tant que comédien.

MALI
Nom : Christophe Petit, dit Christophe Mali
Né en : 1976
Surnom : Ses amis slaves l'ont surnommé ainsi car dans leur langue, Petit (son patronyme) se dit Mali.
Au sein du groupe : auteur, interprète, guitares, accordéon, claviers, percussions.
Son style : au début de Tryo, il avait les cheveux longs, aujourd'hui il les a très courts.
Signe particulier : Il est le seul membre du groupe à avoir sorti un album solo en 2006, je vous emmène. Il a écrit pour Olivia Ruiz et Jean Guidoni et a joué Rakolnikov (Crime et châtiment, de Dostoïevski).

MANU
Nom : Emmanuel Eveno, dit Manu Eveno
Né en : 1971
Surnom : C'est le diminutif -courant- de son vrai prénom.
Au sein du groupe : Guitares, cordes, choeurs, tablas, oud. Il voyage beaucoup en Inde et en Orient.
Son style : il arbore souvent un chapeau et a toujours porté une longue natte.

GUIZMO
Nom : Cyril Célestin, dit Guizmo
Né en : 1972
Au sein du groupe : auteur, interprète, guitares.
Son style : au début du groupe et jusqu'il n'y a pas si longtemps, Guizmo portait une crète de cheveux derrière la tête. Depuis quelques temps, il semble préférer la fameuse boule à zéro. Il a également un piercing sur le l'arcade sourcilière gauche et sur la narine droite. Il voyage beaucoup en Afrique.
Signe particulier : il a participé à de nombreux projets, notamment sur la compilation Desert Rebel et le groupe Pause

BIBOU
Nom : Sébastien Pujol, dit Bibou
Au sein du groupe : il n'est pas musicien mais il assure toute la production et la technique. Il est aussi l'ingénieur du son du groupe. Il travaille aussi pour le groupe The SUnshiners.

DANIEL
Nom : Daniel Bravo, dit Danielito
Né en : années 1970
Au sein du groupe : violons, maîtrise quasiment toutes les percussions (tambourin, batterie, djembé, derbouka, bongos, congas, et plein d'autres instruments traditionnels. Il a étudié pendant plus de 15 ans les percussions au conservatoire. D'origine chilienne, il voyage donc beaucoup dans son pays, et plus largement dans toute l'Amérique latine.
Son style : souvent en sandales, il a une queue de cheval qu'il noue sur le crâne. C'est le plus "réservé" du groupe.

Parmi leur répertoire, on trouve de nombreux morceaux engagés qui traitent de divers sujets de société : Récréaction (droits de l'enfance), Sortez les (brûlot anti- TV), l'hymne de nos campagnes (hymne écologique), Paris, G8, et Pompafrik.


LIENS
Le clip de l'hymne de nos campagnes
Désolé pour hier soir, en live -extrait du concert-
Clip de Sortez les
Présentation du dernier album, ce que l'on sème
Un autre extrait de concert
Myspace de Tryo

# Posté le samedi 20 décembre 2008 17:57

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 09:44

DOUZE HOMMES EN COLERE, de Sidney Lumet

DOUZE HOMMES EN COLERE, de Sidney Lumet
Un jeune homme de 18 ans est accusé d'avoir tué son père.
Douze jurés se réunissent en huis clos afin de procéder aux votes. Onze jugent l'adolescent coupable. Un seul vote Non coupable. Il explique son choix parce qu'il a un doute et que c'est, selon lui, trop facile de condamner un enfant, sans même échanger autour de l'affaire. Alors, de débats intuitifs en égarements, les douze hommes vont donner leurs arguments, reprendre les faits, exposer leurs alibis... Un à un, chacun va revoir son jugement. Finalement, l'enfant sera reconnu non coupable 12 voix contre aucune....

Sidney Lumet filme là un délibéré étouffant. Les 12 interlocuteurs ont des personnalités complètement différentes, il y a l'impulsif, le calme, l'indifférent... Chacun possède son propre caractère tout comme ils sont issus d'un milieu différent. Dans une fluidité cohérente, Sidnet Lumet filme leurs échanges, procède à une brillante mise en scène, digne d'une oeuvre théâtrale. Les hommes se lèvent, se rassoient ; l'un sort, l'autre va à la fenêtre. Au sein même de la salle de délibération, tant de choses se passent qui semblent exprimer l'évolution, le mouvement. L'atmosphère suffocante liée à la chaleur rajoute une touche de mystère. Sidney Lumet impose un suspense rarement vu et des acteurs qui l'entretiennent avec justesse. Epoustouflant, remarquablement tourné, dialogues riches et impeccables, distribution adaptée pour une interprétation exceptionnelle, notamment Henry Fonda,Douze hommes en colère est un film immanquable, vieux d'il y a déjà 50 ans...

Douze hommes en colère a reçu 3 oscars en 1958 : meilleur film, meilleur scénarion adapté, meilleur réalisateur ; en 1957, le film a reçu l'ours d'or à Berlin et la mention spéciale au festival international du film de Locarno. Notons aussi que cette oeuvre de Sidney lumet figure dans le classement des 10 meilleurs films de tous les temps... voir IMDB. Tant de raisons qui font qu'il faut absolument voir ce film...
Grand grand merci à Hervé qui m'a judicieusement évoqué puis conseillé ce film :)

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 17:49

LES AMANTS DU PONT NEUF, de Leos Carax

LES AMANTS DU PONT NEUF, de Leos Carax
Alex est sans domicile. Il vit sur le Pont Neuf avec un vieux compagnon de galère, Hans. Un jour, Alex croise le chemin de Michèle, une jeune vagabonde qui souffre d'une maladie des yeux. Ensemble, ils vont découvrir la passion et vivre au rythme de la vie parisienne, partageant leurs galères, leurs ivresses et leurs désespoirs...

Entièrement tourné à Paris, Les amants du Pont Neuf réunit Juliette Binoche, Denis Lavant et le regretté Klaus- Michael Grüber, 3 comédiens qui donnent au film toute l'énergie nécessaire. Il y a peu de dialogues, mais le ton est toujours juste. A des scènes dramatiques de misère se mêlent de merveilleux passages presques féériques (le feu d'artifice et les festivités du bicentenaire de la révolution française ; la scène d'ivresse sous la neige à la fin du film...). Le film narre avec brio le quotidien de deux jeunes paumés que le destin réunit. Témoins d'un Paris festoyant, les deux amants partagent des scènes de passion et de déchéance. Des décors souvent sombres (beaucoup de scènes tournées de nuit) auxquels se greffent d'imposants moments de rutilance (Alex est cracheur de feu, les feux d'artifice, les lumières de la ville, l'incendie dans les couloirs du métro...). Le tout habilement conjugué par un Leos Carax qui eut à l'époque la folie des grandeurs -il avait dépasé largment le budget prévu pour le tournage-
Les amants du Pont Neuf est un très beau film qui promet deux heures de belles émotions. Il y a aussi tout le Paris d'une époque : des petits détails très secondaires (les anciens bus Ratp par exemple...) qui offrent de beaux moments de nostalgie -A l'époque du tournage, j'avais entre 9 et 11 ans...- et une fin qui semble symboliser une paix intérieure désormais retrouvée...

Une oeuvre culte du bon cinéma français.


# Posté le dimanche 14 décembre 2008 12:44

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 10:47

UN CHIEN ANDALOU, de Salvador Dali et Luis Bunuel

UN CHIEN ANDALOU, de Salvador Dali et Luis Bunuel
24 décembre 2003 à 11 heures. Je me souviens ce jour là, séance exceptionnelle de cours d'histoire de l'art. Il était question de visionner Un chien andalou, de Luis Bunuel et Salvador Dali, deux papes du Surréalisme.
Il fallait être assez fou pour se rendre à ce cours un peu spécial. Mais je suis Fou !

Etait- ce un rêve ? Une intrusion dans l'onirisme, une réponse à l'invitation de Gérard Manset (Entrez dans le rêve, 1984).
Etait- ce une apparition ? Celle d'une main esseulée sur un trottoir.... un âne mort sur un piano.... un accident de voiture... Une main couverte de fourmis....
D'un coup, une femme quitte son appartement parisien et franchissant sa porte, se retrouve au bord de la mer où l'attend son amant.... Et tout ceci sans parler d'un papillon qui rampe sur le mur.

Ici errent l'indomptable, l'onirisme et l'écriture automatique. C'est l'époque de Ceci n'est pas une pipe, de Magritte ; des montres molles, de Dali ; de La Joconde aux Clés, de Léger ; bref, tout ceci ne veut rien dire.

5 ans après le manifeste du mouvement surréaliste rédigé par André Breton, près de 10 ans après la création du Dadaïsme par Tristan Tzara, le film nous plonge dans un univers totalement déroutant, un succulent n'importe quoi. En 15 minutes 47, Un chien andalou nous livre tout l'art Surréaliste.
En vérité, il n'y a rien à comprendre. Et une fois qu'on a compris ça, alors on a tout compris....

A noter que le DVD paru aux Editions Montparnasse contient le scénario original de cet immanquable incontournable du cinéma Surréaliste...

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 17:34

Modifié le jeudi 04 décembre 2008 14:51

L'ENFANT NOIR, de Laurent Chevallier

L'ENFANT NOIR, de Laurent Chevallier
Baba Camara vit à Kouroussa, en Guinée. Il a sa bande de copains, il va à l'école. Il aime sa mère, Kouda, qui prend beaucoup de temps pour que la famille soit heureuse. Son père, Madou, est le plus grand mécanicien du village. Beaucoup de monde lui demande ses services. Le temps passe ainsi. Jusqu'au jour où Madou décide que Baba ira poursuivre ses études à la capitale, Conakry. Traoré, un villageois se rend justement à Conakry dans quelques jours. Baba partira avec lui. Après avoir traverser toute la Guinée, il se rend chez son oncle Moussa qui l'hébergera durant tout son séjour. C'est alors que Baba découvre la dure vie urbaine et la modernité.

Difficile de parler d'une réalisation africaine puisque Laurent Chevallier est français. Il serait plus juste de dire que L'enfant noir est un film dont l'action se passe en Afrique. En Guinée. Il retrace le quotidien d'un enfant proche de l'adolescence, et évoque sa course vers l'avenir. Inspiré du roman de Camara Laye, l'un des grands écrivains guinéens du XX° siècle, le film confronte deux Afrique : la traditionnelle, rurale, villageoise, proche et fidèle à la terre des ancêtres ; et la moderne, ouverte, tournée vers un avenir cependant incertain. A Conakry, Baba découvre la vie : les soirées et les sorties, sa rencontre avec Marie- Fofana qu'il rêve d'épouser, mais aussi la polygamie de son oncle, et l'humiliation (scène de la montée dans l'autobus), la violence. On ne sait pas si Baba aime cette nouvelle vie qui lui est offerte. Arrivé à la capitale, il semble sourire, montrer un scepticisme autant que de la curiosité. Mais quand il dit qu'il va passer ses vacances à Kouroussa, il paraît ému et ressentir de la nostalgie voire un enthousiasme. En aucun cas, on ne se fait pas de soucis pour lui car on l'imagine à un avenir brillant. La dernière séquence qui le montre en train de s'engager sur une voie toute droite, et toute tracée ne laisse aucun doute sur sa réussite future. Narrateur de l'histoire, Baba semble délivrer un discours sincère et dévoile ses sentiments dans une étonnante spontanéité.

Je me souviens avoir lu le roman de Camara Laye. L'adaptation par Laurent Chevallier, c'est la troisième fois que je la regarde. Je ne m'en lasse pas. Parce que même si tout n'est pas rose dans l'histoire, les choses sont dites. Les sentiments ne se cachent pas. Il n'y a pas d'hypocrisie entre les personnages. Laurent Chevallier propose de beaux plans, panoramas d'une Afrique et de ses nombreuses facettes. En parlant des traditions, il évoque la circoncision, le respect des anciens. L'enfant noir est une adaptation réussie, désirée par la propre famille de Camara Laye, eux mêmes acteurs dans cette production intéressante sur tous points de vue.

"en adaptant librement ce livre, j'ai voulu y intégrer la réalité d'un enfant dans l'Afrique d'aujourd'hui." (Laurent Chevallier)


QUELQUES CRITIQUES PRESSE

"L'enfant noir fait pleurer et fait rire avec la même violence, la même soudaineté." (Pariscope)

"Il y a des films qui, jusque dans leur modestie, ont la force d'une évidence et paraissent exacts de bout en bout." (Libération)

# Posté le lundi 24 novembre 2008 17:40

Modifié le lundi 24 novembre 2008 17:56

LE CIRQUE INVISIBLE, spectacle de Victoria Chaplin et Jean- Baptiste Thierrée.

LE CIRQUE INVISIBLE, spectacle de Victoria Chaplin et Jean- Baptiste Thierrée.
Victoria Chaplin et Jean- Baptiste Thierrée sont mari et femme. Leur fils, James, a mis en scène en 2006 son premier spectacle, la symphonie du hanneton, récompensé par 4 Molière et par le prix Adami 2005.

Mais qu'est ce que c'est que ce cirque ?

Le cirque invisible est un spectacle comique, à mi-chemin entre le cirque, la magie et le théâtre. Une comédienne et un comédien, -une femme et son mari- font vivre l'inattendu. Il n'y a pas de décors. Ou plutôt, chaque numéro possède son propre décor. Car il s'agit bien de numéros, comme au cirque, univers dont Jean- Baptiste Thierrée est issu-. Lui, apparaît toujours souriant, avec un visage ou une gestuelle qui prête au rire. A chacune de ses prestations, il porte un costume différent. Elle, joue davantage avec son corps, à travers des acrobaties, un numéro de funambule, ou de chorégraphies bizarroïdes et inhabituelles. Thierrée revient, et c'est sur ses gadgets, sur toute sa panoplie d'objets et d'accessoires que se portent les regards des spectateurs. Il nous offre un nouveau tour d'illusionnisme. Et ainsi de suite, les deux se succèdent, parfois, collaborent pour nous offrir un somptueux spectacle où la magie côtoie l'irréel. Jean- Baptiste Thierrée et Victoria Chaplin transposent leur imaginaire dans une bonne cinquantaine de numéros, inspirés ici par la danse, là par la magie, là encore par le théâtre. Au coeur de la scène, une piste ronde sur laquelle les deux comédiens se retrouvent parfois à vélo, nous rappellent à l'univers circassien, à ce cirque invisible, sans clown ni Monsieur Loyal, mais auquel participent pourtant des canards et des lapins blancs qui ne sortent pas toujours des chapeaux. Succession d'effets visuels, somptueux costumes, décors changeants, ce spectacle est une variante sur le thème de l'insolite. Il s'adresse aux plus petits comme aux plus grands. Assurément, en suivant le cirque invisible avec des yeux d'enfant, on est enchanté, amusé, atttendri... En le voyant avec un regard adulte, on est ébloui par cette pluie d'originalité, cette omniprésence de créativité. Un beau moment de spectacle vivant réalisé, mis en scène, et interprété par deux artistes de génie, dont l'une est la fille directe de Charlie Chaplin (quelques ressemblances il est vrai, mais surtout c'est bizarre de savoir qu'elle a côtoyé l'un des plus grands acteurs du XX° siècle). En expert des mauvais jeux de mots, je concluerai juste en disant que ce spectacle n'est pas un spectacle de charlot...
Merci à Amélie de m'avoir proposé cette sortie.

"Un homme + une femme = un clown illusionniste + une acrobate caméléon = un lapin géant + un dragon = une cafetière humaine + un peloton cycliste. Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thiérrée se métamorphosent à l'infini." (Le figaroscope)

Le cirque invisible au théâtre du rond Point Encore quelques représentations....

La critique de Télérama
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# Posté le dimanche 23 novembre 2008 14:14

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 18:45

L'AILE OU LA CUISSE, de Claude Zidi

L'AILE OU LA CUISSE, de Claude Zidi
Charles Duchemin est directeur du célèbre guide gastronomique Duchemin. En pleine préparation de sa nouvelle édition, il fait la tournée des restaurants de la région pour les juger et éventuellement leur ajouter une étoile. De son côté, Tricatel, le directeur d'une grande société de cuisine industrielle, est contacté par un producteur télévisé pour participer à un débat sur la cuisine. Enfin, Gérard, le fils de Charles préfère vivre secrètement une carrière de clown que de suivre son père dans une carrière de critique culinaire.

Voilà ce que j'appelle une vraie comédie -j'ai beaucoup plus ri qu'en regardant Bienvenue chez les ch'tis-. Il faut dire qu'il y a un détonnant trio de premiers rôles, parmi lesquels deux rois du rire, Louis de Funès et Coluche. Tous les deux réussissent à dynamiser le scénario, à installer un humour quasi permanent. Jamais à court d'idées, CLaude Zidi les met face à des situations toujours plus délirantes, et il promet une mise en scène, hilarante et coquace. On a les mimiques habituelles de Louis de Funès, la fantaisie d'un Coluche bien dans son double rôle. On le préfèrera sans doute dans celui du clown :)
Sorti en 1976, le thème de l'Aile ou la cuisse tourne autour de la gastronomie, dénonce l'effet néfaste des grandes industries alimentaires, et assure surtout un excellent moment de cinéma comique...

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 17:34

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 17:43

LE FILS, de Jean- Pierre et Luc Dardenne.

LE FILS, de Jean- Pierre et Luc Dardenne.
Olivier est professeur de menuiserie dans un centre de formation pour des jeunes en réinsertion. Un jour est recruté le jeune Francis. Olivier refuse de le former en menuiserie et l'envoie à la soudure. Pourtant, chaque soir, Olivier épie Francis, le suit dans la ville, se rend jusqu'à son domicile. Juste avant de le refuser, il a pu accéder à son dossier d'inscription et savoir qui était vraiment Francis. Quel secret venait-il de découvrir ?

Pendant plus d'une heure, le film traîne, est sans dynamisme, presque chiant. Toutefois, on devine qu'il va se passer quelque chose, qu'un mystère plane au dessus des personnages. Si le peu de dialogues peut endormir, c'est une volonté des réalisateurs, qui, comme l'explique Olivier Gourmet dans le bonus, permet de se focaliser sur le rôle que joue le corps des personnages. Les frères Dardenne filment au plus près, cumulent les gros plans. Il y a un puissant jeu de regards, qui tout le long du film, semble parler davantage que le scénario lui-même. Il y a un suspense, celui qui débouche sur une révélation inattendue et qui survient d'un coup, à 7 minutes de la fin. Et puis, ce qu'il y a d'intéressant, c'est à la fois la distance et la proximité qui existe entre les deux premiers rôles, comme si chacun des deux cherchait à se trouver et en même temps à s'éviter.
J'ai bien aimé l'histoire, le sujet abordé, et surtout le dénouement. C'est finalement ce dernier, qui permet d'apprécier l'histoire à sa juste valeur, et de saluer la qualité du film. Si l'ensemble demeure un peu lent, la fin, en revanche, vaut assurément le détour.

Le fils est une belle réalisation qui a valu à Olivier Gourmet le prix d'interprétation masculine à Cannes, en 2002. La même année, Morgan Marinne (rôle de Francis), a été nommé pour le César du meilleur jeune espoir masculin pour son rôle de Francis.

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 14:33

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 16:40