VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 2

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 2
LUNDI 15 JUIN

Entrée par la tour poudrière pour une visite du quartier de Stare Mesto avec ses rues commerçantes, dont la renommée rue Celetna, l'une des plus anciennes de la ville où se trouvent de nombreuses boutiques exposant leurs objets précieux en cristal de bohême. Marche dans les petites rues de Prague dont la rue Zeletna où jaillit le Carolinum est la première université créée en Europe centrale. Au bout de cette artère, une immence place animée et grouillante de touristes principalement, présente plusieurs monuments à l'architecture peu singulières : il s'agit de l'hôtel de ville, de l'église Notre Dame du Tyn et de Saint Nicolas ; plus loin, dans des rues étroites et charmantes, de nombreux bâtiments Art Nouveau. Dégustation d'une bière typiquement tchèque au café Franz Kafka.
L'après midi, passage sur le Pont Charles, lieu touristique le plus fréquenté de la ville : des marchands de souvenirs, des musiciens en tenue traditionnelle, des peintres et dessinateurs, des touristes de tous horizons le traversent pour se rendre d'un côté à l'autre de la ville.
Le soir, j'assiste à un petit concert quasiment privé programmant Haydn et Dvorak, puis à un dîner croisière sur la Vltava, nom tchèque du fleuve arrosant Prague, la Moldau. Pendant le dîner, un musicien en costume (traditionnel) interprète à l'accordéon des airs célèbres de son pays.
Prague, capitale de la République Tchèque, est aussi incontestablement une capitale musicale européenne.

Photo : concert tzigane sur le Karlov Most (Pont Charles)
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# Posté le dimanche 21 juin 2009 16:08

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:12

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 3

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 3
MARDI 16 JUIN

Quartier de Hradcany où se trouve le château de Prague, le plus vaste du monde paraît-il, le palais présidentiel, des palais Renaissance et baroque, la cathédrale Saint Guy. parmi les petites rues de ce quartier, la rue Neruda, commerçante, abondante en magasins de souvenirs et en petits restaurants pas chers. Globalement d'ailleurs, la vie en République Tchèque est tout à fait abordable : il faut compter 2 euros (environ 40 à 50 couronnes tchèques) pour une bière ou un soda. L'eau est également payante là bas, pour un prix similaire.

A l'est du quartier de Mala Strana, l'île de Kampa est un site authentique et calme d'où l'on peut admirer le pont Charles depuis la rive droite de la Vltava. Plusieurs curiosités y sont aussi à découvrir comme, parmi la plus insolite, une oeuvre contemporaine représentant deux hommes en train de faire pipi. Plus loin, une grille donnant sur un petit canal est recouvert de cadenas : il s'agit en fait d'un lieu très prisé par les amoureux : les jeunes couples viennent ici accrocher un cadenas, symbole de leur fidélité et de leur amour éternel. Et puis, jalonnant notre parcours, de nombreuses églises qui témoignent du surnom de la capitale tchèque, la ville aux 100 clochers. Retour l'après midi sur la place de la Vieille ville pour voir une exposition sur le peintre Tchèque, Alfons Mucha, peintre, dessinateur de génie essentiellement connu pour ses affiches de spectacle du début du XX° siècle.

Le soir, dîner Mexicain et spectacle au théâtre Mètro : il s'agit du théâtre noir, un style bien particulier né à Prague où des comédiens investissent la scène, mêlant mimes, situations cocasses, alors que derrière eux, s'agitent inexplicablement des objets lumineux qui nous en font voir de toutes les couleurs. Un vrai spectacle pour les petits garçons, avec aussi des bulles et des ballons.

Photo : le Pont Charles depuis l'île de Kampa.

# Posté le dimanche 21 juin 2009 16:28

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:13

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 4

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 4
MERCREDI 17 JUIN

De Prague, voyage en car jusqu'à Brno, seconde ville de République Tchèque. A quelques kilomètres se trouve le village de Slavskov (Austerlitz en français) où se déroula la célèbre bataille Napoléonienne en 1805, dite aussi Bataille des 3 empereurs. Par un petit détour, nous arrivons sur un monument commémoratif, lopin de terre appartenant au territoire Français. Tout autour, il y a environ 204 ans, c'était un véritable champ de bataille. Le chateau d'Austerlitz est entouré d'un magnifique parc. SOus un soleil de plus en plus brûlant, un arrêt s'y imposait. Loin des agitations citadines, le cadre du chateau est agréable ; il offre un moment de verdure et de calme. Pour la visite du chateau, nous devons porter des chaussons spéciaux pour ne pas salir le sol. C'est rigolo.

Route vers la Hongrie, avec la traversée de la partie Ouest du territoire Slovaque. De l'autoroute, nous apercevons un panorama de la capitale Slovaque, Bratislava, autrefois appelée Presbourg.

Le soir, arrivée à Budapest.


Photo : le château d'Austerlitz

# Posté le dimanche 21 juin 2009 16:38

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:14

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 5

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 5
JEUDI 18 JUIN

Budapest est une ville très grande. En y marchant aidé d'un plan, on a l'impression de ne jamais atteindre un point alors qu'il paraît très proche sur le plan de la ville. Parmi les monuments les plus immanquables, la place des héros, à laquelle on peut arriver par l'avenue Andrassy. Cette dernière est une longue avenue de part et d'autres de laquelle se situent de jolis pavillons que jouxtent des hotels particuliers et bâtiments à l'impressionnante architecture. Artère verdoyante au milieu de la ville, l'avenue Andrassy mesure quasiment deux kilomètres. Tout au bout, un quartier plus moderne, caractéristique de l'ancienne ville de Pest (qui autrefois était séprée de Buda). Là aussi, de nombreux édifices religieux dont une majestueuse synagogue dont l'architecture est typiquement orientale. Peu après, on rejoint les rives du Danube et le Parlement Hongrois, imposante structure munie de multiples clochetons, flèches, pinacles et arcades. Un site incontournable de la ville.
Le quartier de Buda, de l'autre côté du Danube, est beaucoup plus historique : le chateau royal, par exemple est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO ; on trouve aussi l'église Mathias, des petites rues au charme désuet mais très sympa. Les habitants sont dehors et n'hésitent pas à saluer les touristes. Au fond d'une petite cour, une hongroise entretient un magnifique parterre de fleurs. Plus loin, -et plus haut- le bastion des pêcheurs offre un panorama grandiose sur la capitale Hongroise et ses monuments. N'omettez surtout pas d'y monter si vous passez à Budapest, vous rateriez quelque chose.

Le soir, je m'offre une croisière sur le Danube, découvrant alors Budapest éclairé, illuminé, scintillant. Et surtout, je vogue sur le Danube. Le beau Danube bleu de Strauss. Retour par la ville désormais nocturne. Il y a de la vie. Les trams, comme à Prague, roulent toute la nuit, ce qui permet aux noctambules de profiter pleinement de la nuit.

Photo : le parlement Hongrois, à Budapest.

# Posté le dimanche 21 juin 2009 16:57

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:14

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 6

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 6
VENDREDI 19 JUIN

Route pour Vienne.
En fait, grosse déception : Vienne est moche, en tout cas, aux premiers abords : nous tombons dans le quartier des affaires, tours et immeubles modernes cohabitant avec de hauts immeubles sans rien de particulier. Dans le centre ville, les larges rues commerçantes m'ennuient : on y trouve les mêmes enseignes que dans n'importe quelle grande ville : magasins de vêtements, banques, fast food. Si l'architecture se différencie vaguement de la France, cette première approche ne m'a pas vraiment attiré. Il se met à pleuvoir. Sur la Stephansplatz, l'esplanade de la cathédrale Saint Etienne, il y a un monde fou. Des simples touristes aux jeunes cadres dynamiques allant chercher son repas du midi, assurément, le lieu n'est pas pour moi.
Heureusement, nous passons devant l'opéra, la place de l'Albertina, et même devant la salle de spectacle où tous les ans se déroule le concert du nouvel an. Enfin, nous passons sur la Ringstrasse, l'une des principales artères de la ville qui mène au quartier historique.

Le soir, nous nous enfonçons un peu sur le territoire Autrichien ; à l'Ouest de Vienne, c'est un véritable paradis forestier que nous trouvons : la Wienerwald sépare la capitale Autrichienne des sommets des Alpes. Au loin, d'ailleurs, on aperçoit un relief plus aiguisé. Demain, nous visiterons le château de Schönbrunn.

Photo : Vue de Vienne, depuis les jardins du Belvédère.

# Posté le dimanche 21 juin 2009 17:10

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:16

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 7

SAMEDI 20 JUIN ET DIMANCHE 21 JUIN

Dans le château de Schönbrunn vécut Elisabeth de Bavière, dite Sissi, la célèbre impératrice immortalisée par Romy Schneider dans le film de Ernst Marieschka. C'est également en ce lieu qu'a été tourné le film. Souvent comparé à notre Versailles, le chateau fait face à un jardin à l'italienne d'une superficie relativement importante, puisque comprenant aussi un parc zoologique et une superbe fontaine. Tout au bout du parc du château se trouve la gloriette, un monument qui est en fait le fondement du château qui devait être initialement construit. Une fois arrivés à la gloriette, nous voyons toute la ville de Vienne : panorama sur les clochers, les tours et tout simplement la ville. A l'intérieur du château, nous visitons les appartements, les salles de réception de Marie- Thérèse d'Autriche et de François Etienne de Lorraine. Décors somptueux, nombreux meubles d'époques, pléthore de tableaux représentants des portraits de membres de la famille impériale.
Le château est l'un des monuments les plus fréquentés de Vienne. Difficile d'évoluer dans l'entrée quand plusieurs groupes s'y retrouvent.
Une pluie dense étant au rendez- vous, nous ne cherchons pas à nous attarder. Une fois la visite terminée, nous regagnons Prague. Un dîner folklorique est proposé en grande banlieue Praguoise. Là, il n'est pas question de Smetana, dont j'adore toujours l'air de Mon Pays / la vltava. Une jeune fille vêtue d'un costume traditionnel Tchèque nous accueille en nous offrant un verre de Slivovitz, un alcool slave à base de prunes. Puis les musiciens entrent en scène : deux violonistes, un contrebassiste et une joueuse de cymbalum. Ils enchaînent des mouvements dynamiques me rappelant à la musique tzigane. Puis deux danseurs, une femme et un homme, entrent à leur tour et opèrent de brillants mouvements de danse caractéristiques de leur région. L'ambiance est excellente. Dans la salle, un groupe de Hollandais assiste également au spectacle. Quand la fin approche, l'animatrice nous invite à danser également. La danseuse m'invite. J'y vais, m'essayant sans prétention à sa danse locale. Je tourne en rond, en lui tenant les bras. Sympa. Dur par contre de tourner en rond après m'être enfilé un slivovotz, une bière et deux verres de pinard (un blanc, un rouge). Quand je regagne ma place, j'ai du mal à tenir debout. Les artistes font tourner un panier (ils sont payés au chapeau quoi !). Je mets ce qu'il me reste de couronnes (c'est à dire pas grand chose et j'étais d'ailleurs très énervé). Puis, un des Hollandais me désigne pour aller apporter le panier désormais plein à la joueuse de cymbalum. Je lui apporte à la fin du morceau. Le public entonne alors "le bisou ! le bisou ! LE BISOU !". Bon, d'accord. J'embrasse la musicienne et l'air de Smetana me revient. Le dîner folklorique était 100% musiques traditionnelles, avec un brin de modernité dûe à la capacité de la troupe d'artistes à être proche du public et à improviser.

DIMANCHE 21 JUIN

Fini Smetana. Le dîner folklorique. Prague.
L'avion décolle dans l'après midi. J'ai envie de pleurer. Plus de musique dans l'avion. Peut- être pour me dire que je regagne un pays de dégénérés. Et ca n'a pas raté : à peine regagné Paris, à la sortie de l'aéroport, des français râlent, dans le RER, les gens font la gueule et sont aggripés à leur putain de portable qu'on en est à se demander si le soir ils font pas l'amour à leur téléphone tellement ils sont en manque d'échanges et de bonheur. Tout cela me désole.

Il ne me reste plus que des photos et des souvenirs que j'ai plaisir à vous faire partager. J'espère en tout cas que je vous ai donné envie d'aller en République Tchèque et avant tout, de voyager et de vous ouvrir sur le monde.

Smetana, je ne t'oublierai jamais.

Dekuji ě nashledanou (merci et au revoir en tchèque)

# Posté le dimanche 21 juin 2009 17:44

Modifié le jeudi 25 juin 2009 11:33

MERCREDI 20 mai : CONCERT DE LENNY KRAVITZ A BERCY

Première partie : Chris Cornell en solo (chanteur et guitariste de Soundgarden, puis de Audioslave dans les années 2000). Belle reprise de Black hole sun, tube culte de Soundgarden en 1994. Les autres morceaux, je les connaissais pas.

21 h 30 : Arrivée de Lenny Kravitz.
Il a chanté tous mes morceaux préférés : It ain't over till it's over, I belong to you, Believe, et aussi I'll be waiting (sur It's time for a love revolution, dernier album sorti en 2008), Mama said, Again et vers la fin, interprétation de Let love rule, le morceau qui l'a révélé à l'automne 1989, puis après un dernier rappel, retour sur scène avec le célèbre Are you gonna go my way (époque de l'album du même nom où figuraient entre autres Believe et Heaven help).
Deux titres m'ont manqué : Stand by my woman (1992) et We want peace (chanson enregistrée en 2003 contre la guerre en Irak, mais peut être hors contexte ici).
Fin du concert vers 23 h 40 et retour avec le paisible sentiment de ne pas avoir raté cette soirée... :)

# Posté le samedi 23 mai 2009 04:34

Modifié le samedi 23 mai 2009 13:33

THE VISITOR (LE VISITEUR), de Thomas McCarthy

THE VISITOR (LE VISITEUR), de Thomas McCarthy
L'HISTOIRE
Walter Vale est professeur d'économie dans une université du Connecticut. Pianiste râté, il traverse par ailleurs une période difficile en raison du récent décès de sa femme. De passage à New York pour une conférence, il découvre que son pied à terre sert de logement à un jeune couple d'immigrés clandestins. Zinab est Sénégalaise et Tarek, Syrien. Ils occupent l'appartement depuis deux mois. La rencontre est d'abord musclée, mais peu à peu des liens amicaux vvont se tisser....

MON AVIS
L'entrée en matière montre Walter, esseulé et désespéré, en pleine leçon de piano. On comprend qu'il n'y arrive pas. On le devine malheureux, sujet à une vie de merde et sans relief. L'événement déclencheur d'un renouveau va être la rencontre avec Zinab -qu'il surprend dans sa douche- puis de Tarek. Cette rencontre va lui changer la vie. Tarek, joueur de djembé, va lui apprendre à en jouer. Il l'initie à sa culture musicale marquée notamment par l'ambassadeur de l'afro beat, Fela Kuti. Mais si la musique tient une place importante dans The visitor, c'est surtout sur de graves sujets actuels que le réalisateur souhaite nous faire reflechir. Zinab et Tarek, deux clandestins aux ambitions tout à fait honnêtes, vivent illégalement sur le sol américain. Un jour, dans le métro, Tarek est arrêté et envoyé en centre de détention. Walter est interloqué. Il parviendra à garder un contact avec Tarek en lui rendant visite au centre, mais leur moyen de communication seront un téléphone et une vitre à travers laquelle ils peuvent se voir.
Ce film est éblouissant. D'abord parce qu'il s'e dégage une vraie tendresse (entre les personnages), notamment la douce relation entre Walter et la mère de Tarek qui semble combler le vide ressenti par Walter. Ensuite, parce que les acteurs sont naturels, au plus juste pourtant du rôle qui leur est confié. Enfin, parce que Thomas McCarthy aborde de brûlantes polémiques autour de l'immigration, des clandestins, et de l'expulsion de sans papiers. Satire de l'Amérique contemporaine, celle qui reste blessée des attentats du 11 septembre, le film de Thomas McCarthy réussit pleinement à donner satisfaction par le biais entre autre d'une brillante dramaturgie, mise en valeur par une interprétation simple et sans artifices. Plusieurs éléments donnent à parler : le floutage progressif du drapeau US lors du départ de la mère de Tarek, et surtout les dernières images sur lesquelles on voit Walter joue du djembé dans le métro new-yorkais. A sa gauche, de jeunes noirs américains le contemplent avec un respect distant : à sa droite arrive un homme au profil de businessman qui paraît étonné par tant de vacarme. Walter Vale, décravaté, en bras de chemise, a tiré véritablement un trait sur son passé de prof d'économie. Son destin demeure le résultat d'une rencontre inattendue qui l'a mené autre part.


QUELQUES CRITIQUES PRESSE

"The Visitor aborde des valeurs telles que la tolérance, l'ouverture, l'acceptation de la différence culturelle avec dignité. Tom McCarthy ne fait pas dans l'étalage des sentiments. Il opte pour une mise en scène sobre, en se concentrant sur la psychologie et la complexité des personnages." (S. belpêche, le journal du dimanche)

"Thomas McCarthy confirme sa prédilection pour les interstices d'une société américaine où les personnages centraux ne seraient pas condamnés à vider les coffres des casinos ou à rouler des pelles à Cameron Diaz." (G. Renaut, Libération)

"Une fable infiniment humaine, tendre et sensible, sur la découverte de l'autre et de sa culture. Également un drame de l'immigration et un très beau moment de cinéma." (Le figaroscope)
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# Posté le dimanche 17 mai 2009 18:45

Modifié le lundi 18 mai 2009 06:49