Le château est l'un des monuments les plus fréquentés de Vienne. Difficile d'évoluer dans l'entrée quand plusieurs groupes s'y retrouvent.
Une pluie dense étant au rendez- vous, nous ne cherchons pas à nous attarder. Une fois la visite terminée, nous regagnons Prague. Un dîner folklorique est proposé en grande banlieue Praguoise. Là, il n'est pas question de Smetana, dont j'adore toujours l'air de Mon Pays / la vltava. Une jeune fille vêtue d'un costume traditionnel Tchèque nous accueille en nous offrant un verre de Slivovitz, un alcool slave à base de prunes. Puis les musiciens entrent en scène : deux violonistes, un contrebassiste et une joueuse de cymbalum. Ils enchaînent des mouvements dynamiques me rappelant à la musique tzigane. Puis deux danseurs, une femme et un homme, entrent à leur tour et opèrent de brillants mouvements de danse caractéristiques de leur région. L'ambiance est excellente. Dans la salle, un groupe de Hollandais assiste également au spectacle. Quand la fin approche, l'animatrice nous invite à danser également. La danseuse m'invite. J'y vais, m'essayant sans prétention à sa danse locale. Je tourne en rond, en lui tenant les bras. Sympa. Dur par contre de tourner en rond après m'être enfilé un slivovotz, une bière et deux verres de pinard (un blanc, un rouge). Quand je regagne ma place, j'ai du mal à tenir debout. Les artistes font tourner un panier (ils sont payés au chapeau quoi !). Je mets ce qu'il me reste de couronnes (c'est à dire pas grand chose et j'étais d'ailleurs très énervé). Puis, un des Hollandais me désigne pour aller apporter le panier désormais plein à la joueuse de cymbalum. Je lui apporte à la fin du morceau. Le public entonne alors "le bisou ! le bisou ! LE BISOU !". Bon, d'accord. J'embrasse la musicienne et l'air de Smetana me revient. Le dîner folklorique était 100% musiques traditionnelles, avec un brin de modernité dûe à la capacité de la troupe d'artistes à être proche du public et à improviser.
DIMANCHE 21 JUIN
Fini Smetana. Le dîner folklorique. Prague.
L'avion décolle dans l'après midi. J'ai envie de pleurer. Plus de musique dans l'avion. Peut- être pour me dire que je regagne un pays de dégénérés. Et ca n'a pas raté : à peine regagné Paris, à la sortie de l'aéroport, des français râlent, dans le RER, les gens font la gueule et sont aggripés à leur putain de portable qu'on en est à se demander si le soir ils font pas l'amour à leur téléphone tellement ils sont en manque d'échanges et de bonheur. Tout cela me désole.
Il ne me reste plus que des photos et des souvenirs que j'ai plaisir à vous faire partager. J'espère en tout cas que je vous ai donné envie d'aller en République Tchèque et avant tout, de voyager et de vous ouvrir sur le monde.
Smetana, je ne t'oublierai jamais.
Dekuji ě nashledanou (merci et au revoir en tchèque)