CHRONIQUE CD MUSIQUES DU MONDE N°9

CHRONIQUE CD MUSIQUES DU MONDE       N°9
CHRONIQUE WORLD/MUSIQUES DU MONDE n°9 : MES DERNIERES ECOUTES
oooo = J'adooooooooooore !!!
ooo = Très bon
oo = Correct
o = Pas mal mais...


OJOS DE BRUJO - Aocanà
ESPAGNE
oooo
En ce début d'été, il est incontestable que le son d'Ojos de Brujo (traduisez Yeux de sorcier) saura ravir les plus friands de soleil et de couleurs estivales. Fusion de world et d'électro, le cocktail musical d'O.D.B. visite un flamenco funky, suivi d'un titre habillé de hip- hop (Una verdad incomoda). Ponctué par de brillants sons de guitare flamenco, les chansons sont toutes servies par la voix sensuelle de la chanteuse Marina, dite "la canillas". En outre, de nombreux musiciens participent à ce disque, parmi lesquels Duquende, une référence de la musique flamenco actuelle. L'album est accompagné d'un livret très riche qui ne manque pas d'illustrations. Un sans faute ?

FANIA - Silmakha
SENEGAL
ooo
"Un son organique et magique mêlant le ciel de Paris et la terre d'Afrique, les instruments acoustiques aux boucles électroniques. Fania a réussi à construire le pont entre Paris et Dakar dont elle est originaire." (Mondomix)
Avec son troisièmse album, cette jeune chanteuse Sénégalaise se révèle plus largement, notamment à la France. Ouvrant ce disque par un texte en français, elle chante aussi bien en langue mandingue (wolof, soninké) qu'en anglais ou en français sur Ma robe noire. Cosmopolite, ouverte aux influences du moment, elle apparaît comme une nouvelle valeur sûre de la chanson africaine. A noter la présence de Fixi, accordéoniste de Java (groupe français de rap musette) sur Affair La.

BA CISSOKO - Séno
GUINEE
ooo
Le précédent album de Ba Cissoko, koriste guinéen de la nouvelle génération, sonnait très électro. Pour cet autre opus, Ba Cissoko se tourne vers des musiques plus mélodiques qui ne perdent pas pour autant leur modernité. Successeur potentiel du griot Mory Kanté, Ba Cissoko nous réfugie dans des ambiances dansantes, nous invite dans l'univers festif et chaleureux des nuits de Conakry. Un voyage tout en couleurs qui rattrape ô combien le visuel loupé de l'album. Dans le livret, six pages complètes d'informations sur le parcours du musicien, signées François Bensignor, journaliste et auteur spécialiste des musiques du monde. On lui doit notamment en 2003 un guide de référence, aux éditions Totem.

NOVALIMA - Coba coba
PEROU
ooo
"Prenez quatre musiciens/DJs péruviens, séparez les entre Lima et Londres, secouez et vous obtiendrez des rythmes afro-péruviens, latins incorporés à un fond d'electro-dub-house ; une fusion réussie entre tradition et modernité." (Mondomix)
Novalima est au Pérou ce que Nortec Collective est au Mexique, ou Balkan Beat box aux Balkans. A l'instar de Susana Baca, chanteuse qui a popularisé la musique afro- péruvienne, Novalima reprend le style en y ajoutant des boîtes à rythme vrombissantes et des percussions traditionnelles. Roots, soul ou funky : Novalima excelle dans l'art de manier les rythmes.

STAFF BENDA BILILI - Très très fort
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
oooo
Staff Benda Bilili est un groupe peu commun composé de 4 guitaristes paraplégiques et l'âge des membres s'échelonne de 8 à 55 ans. L'histoire du groupe nous emmène du côté de Kinshasa, la capitale Congolaise où les membres se sont croisés. D'abord itinérants, voire mendiants, ils vendaient des cigarettes, des allumettes ou de l'alcool dans la rue de leur ville. Musiciens dans l'âme mais pas assez riches pour se payer des instruments, certains prirent l'initiative d'en inventer à l'exemple du satongué, une guitare confectionnée avec une vieille boîte de lait, un arc en bois et une corde de guitare usée. Puis, évoluant dans les rues, ils essayaient leur instrument attirant l'oreille d'autres artistes. Quelques années plus tard, leur collectif prend naissance sous la forme d'un orchestre de rumba puisant ses influences dans des styles aussi variés que le groove, le funk ou le reggae. Mais c'est aussi et surtout de la musique de rue que le groupe s'inspire : la rue qui les a vu naître, celle qui les a vu grandir, celle qui les a porté jusqu'à ce premier album. Un style déjanté et électrifié réalisé par des musiciens hors pair. Un disque qui mérite bien son titre : très très fort !

DA CRUZ - Corpo electrico
BRESIL
ooo
« Il y a tellement de clichés ennuyeux sur mon pays. Avec ma musique, j'essaye de montrer qu'il y a un Brésil loin des Carnavals, des bikinis et de la Samba-plumes, qu'il y a aussi un Brésil urbain, progressif, ouvert mais encore romantique avec un respect des traditions et de la culture."
Ces propos de Mariana Da Cruz résument à eux seuls la musique de cette nouvelle venue sur la scène Brésilienne. D'abord choriste dans une église, l'artiste s'est essayé à la bossanova avant de se tourner vers les styles qu'affectionnent Sergio Mendès ou Zuco 103. Enregistré dans la capitale Suisse, le second album de Da Cruz offre un condensé dansant, style unique entre Bossa Nova, Breakbeats, Jazz, Samba Rock et Electro. Un album à se mettre dans les oreilles tout l'été...
# Posté le mercredi 01 juillet 2009 04:35
Modifié le mercredi 01 juillet 2009 08:32

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 1

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 1
Envol de Paris par un dimanche après midi ensoleillé. Survol du Luxembourg puis de l'Allemagne. L'avion se pose sur l'aéroport de Prague- Ruzyně alors que le commandant de bord nous lance le célèbre air de Bedřich Smetana, Mà vlast (mon pays) en guise d'accueil. Par le hublot, on aperçoit le tarmac et d'autres avions. J'ai les larmes aux yeux car Smetana m'enchante ; en fait, je crois que je suis heureux.... :)

Dans le car qui m'emmène à mon hôtel, je découvre les premiers bâtiments de Prague et la place Venceslas, les "champs Elysées Praguois"...

Demain, je partirai sur les traces de l'écrivain Franz Kafka, du compositeur Leo¨ Janácek et du peintre Alfons Mucha.

Photo : l'arrivée sur Prague.
# Posté le dimanche 21 juin 2009 15:48
Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:26

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 2

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 2
LUNDI 15 JUIN

Entrée par la tour poudrière pour une visite du quartier de Stare Mesto avec ses rues commerçantes, dont la renommée rue Celetna, l'une des plus anciennes de la ville où se trouvent de nombreuses boutiques exposant leurs objets précieux en cristal de bohême. Marche dans les petites rues de Prague dont la rue Zeletna où jaillit le Carolinum est la première université créée en Europe centrale. Au bout de cette artère, une immence place animée et grouillante de touristes principalement, présente plusieurs monuments à l'architecture peu singulières : il s'agit de l'hôtel de ville, de l'église Notre Dame du Tyn et de Saint Nicolas ; plus loin, dans des rues étroites et charmantes, de nombreux bâtiments Art Nouveau. Dégustation d'une bière typiquement tchèque au café Franz Kafka.
L'après midi, passage sur le Pont Charles, lieu touristique le plus fréquenté de la ville : des marchands de souvenirs, des musiciens en tenue traditionnelle, des peintres et dessinateurs, des touristes de tous horizons le traversent pour se rendre d'un côté à l'autre de la ville.
Le soir, j'assiste à un petit concert quasiment privé programmant Haydn et Dvorak, puis à un dîner croisière sur la Vltava, nom tchèque du fleuve arrosant Prague, la Moldau. Pendant le dîner, un musicien en costume (traditionnel) interprète à l'accordéon des airs célèbres de son pays.
Prague, capitale de la République Tchèque, est aussi incontestablement une capitale musicale européenne.

Photo : concert tzigane sur le Karlov Most (Pont Charles)
# Posté le dimanche 21 juin 2009 16:08
Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:12

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 3

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 3
MARDI 16 JUIN

Quartier de Hradcany où se trouve le château de Prague, le plus vaste du monde paraît-il, le palais présidentiel, des palais Renaissance et baroque, la cathédrale Saint Guy. parmi les petites rues de ce quartier, la rue Neruda, commerçante, abondante en magasins de souvenirs et en petits restaurants pas chers. Globalement d'ailleurs, la vie en République Tchèque est tout à fait abordable : il faut compter 2 euros (environ 40 à 50 couronnes tchèques) pour une bière ou un soda. L'eau est également payante là bas, pour un prix similaire.

A l'est du quartier de Mala Strana, l'île de Kampa est un site authentique et calme d'où l'on peut admirer le pont Charles depuis la rive droite de la Vltava. Plusieurs curiosités y sont aussi à découvrir comme, parmi la plus insolite, une oeuvre contemporaine représentant deux hommes en train de faire pipi. Plus loin, une grille donnant sur un petit canal est recouvert de cadenas : il s'agit en fait d'un lieu très prisé par les amoureux : les jeunes couples viennent ici accrocher un cadenas, symbole de leur fidélité et de leur amour éternel. Et puis, jalonnant notre parcours, de nombreuses églises qui témoignent du surnom de la capitale tchèque, la ville aux 100 clochers. Retour l'après midi sur la place de la Vieille ville pour voir une exposition sur le peintre Tchèque, Alfons Mucha, peintre, dessinateur de génie essentiellement connu pour ses affiches de spectacle du début du XX° siècle.

Le soir, dîner Mexicain et spectacle au théâtre Mètro : il s'agit du théâtre noir, un style bien particulier né à Prague où des comédiens investissent la scène, mêlant mimes, situations cocasses, alors que derrière eux, s'agitent inexplicablement des objets lumineux qui nous en font voir de toutes les couleurs. Un vrai spectacle pour les petits garçons, avec aussi des bulles et des ballons.

Photo : le Pont Charles depuis l'île de Kampa.
# Posté le dimanche 21 juin 2009 16:28
Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:13

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 4

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 4
MERCREDI 17 JUIN

De Prague, voyage en car jusqu'à Brno, seconde ville de République Tchèque. A quelques kilomètres se trouve le village de Slavskov (Austerlitz en français) où se déroula la célèbre bataille Napoléonienne en 1805, dite aussi Bataille des 3 empereurs. Par un petit détour, nous arrivons sur un monument commémoratif, lopin de terre appartenant au territoire Français. Tout autour, il y a environ 204 ans, c'était un véritable champ de bataille. Le chateau d'Austerlitz est entouré d'un magnifique parc. SOus un soleil de plus en plus brûlant, un arrêt s'y imposait. Loin des agitations citadines, le cadre du chateau est agréable ; il offre un moment de verdure et de calme. Pour la visite du chateau, nous devons porter des chaussons spéciaux pour ne pas salir le sol. C'est rigolo.

Route vers la Hongrie, avec la traversée de la partie Ouest du territoire Slovaque. De l'autoroute, nous apercevons un panorama de la capitale Slovaque, Bratislava, autrefois appelée Presbourg.

Le soir, arrivée à Budapest.


Photo : le château d'Austerlitz
# Posté le dimanche 21 juin 2009 16:38
Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:14

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 5

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 5
JEUDI 18 JUIN

Budapest est une ville très grande. En y marchant aidé d'un plan, on a l'impression de ne jamais atteindre un point alors qu'il paraît très proche sur le plan de la ville. Parmi les monuments les plus immanquables, la place des héros, à laquelle on peut arriver par l'avenue Andrassy. Cette dernière est une longue avenue de part et d'autres de laquelle se situent de jolis pavillons que jouxtent des hotels particuliers et bâtiments à l'impressionnante architecture. Artère verdoyante au milieu de la ville, l'avenue Andrassy mesure quasiment deux kilomètres. Tout au bout, un quartier plus moderne, caractéristique de l'ancienne ville de Pest (qui autrefois était séprée de Buda). Là aussi, de nombreux édifices religieux dont une majestueuse synagogue dont l'architecture est typiquement orientale. Peu après, on rejoint les rives du Danube et le Parlement Hongrois, imposante structure munie de multiples clochetons, flèches, pinacles et arcades. Un site incontournable de la ville.
Le quartier de Buda, de l'autre côté du Danube, est beaucoup plus historique : le chateau royal, par exemple est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO ; on trouve aussi l'église Mathias, des petites rues au charme désuet mais très sympa. Les habitants sont dehors et n'hésitent pas à saluer les touristes. Au fond d'une petite cour, une hongroise entretient un magnifique parterre de fleurs. Plus loin, -et plus haut- le bastion des pêcheurs offre un panorama grandiose sur la capitale Hongroise et ses monuments. N'omettez surtout pas d'y monter si vous passez à Budapest, vous rateriez quelque chose.

Le soir, je m'offre une croisière sur le Danube, découvrant alors Budapest éclairé, illuminé, scintillant. Et surtout, je vogue sur le Danube. Le beau Danube bleu de Strauss. Retour par la ville désormais nocturne. Il y a de la vie. Les trams, comme à Prague, roulent toute la nuit, ce qui permet aux noctambules de profiter pleinement de la nuit.

Photo : le parlement Hongrois, à Budapest.
# Posté le dimanche 21 juin 2009 16:57
Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:14

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 6

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE     EPISODE 6
VENDREDI 19 JUIN

Route pour Vienne.
En fait, grosse déception : Vienne est moche, en tout cas, aux premiers abords : nous tombons dans le quartier des affaires, tours et immeubles modernes cohabitant avec de hauts immeubles sans rien de particulier. Dans le centre ville, les larges rues commerçantes m'ennuient : on y trouve les mêmes enseignes que dans n'importe quelle grande ville : magasins de vêtements, banques, fast food. Si l'architecture se différencie vaguement de la France, cette première approche ne m'a pas vraiment attiré. Il se met à pleuvoir. Sur la Stephansplatz, l'esplanade de la cathédrale Saint Etienne, il y a un monde fou. Des simples touristes aux jeunes cadres dynamiques allant chercher son repas du midi, assurément, le lieu n'est pas pour moi.
Heureusement, nous passons devant l'opéra, la place de l'Albertina, et même devant la salle de spectacle où tous les ans se déroule le concert du nouvel an. Enfin, nous passons sur la Ringstrasse, l'une des principales artères de la ville qui mène au quartier historique.

Le soir, nous nous enfonçons un peu sur le territoire Autrichien ; à l'Ouest de Vienne, c'est un véritable paradis forestier que nous trouvons : la Wienerwald sépare la capitale Autrichienne des sommets des Alpes. Au loin, d'ailleurs, on aperçoit un relief plus aiguisé. Demain, nous visiterons le château de Schönbrunn.

Photo : Vue de Vienne, depuis les jardins du Belvédère.
# Posté le dimanche 21 juin 2009 17:10
Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:16

VOYAGE EN EUROPE CENTRALE EPISODE 7

SAMEDI 20 JUIN ET DIMANCHE 21 JUIN

Dans le château de Schönbrunn vécut Elisabeth de Bavière, dite Sissi, la célèbre impératrice immortalisée par Romy Schneider dans le film de Ernst Marieschka. C'est également en ce lieu qu'a été tourné le film. Souvent comparé à notre Versailles, le chateau fait face à un jardin à l'italienne d'une superficie relativement importante, puisque comprenant aussi un parc zoologique et une superbe fontaine. Tout au bout du parc du château se trouve la gloriette, un monument qui est en fait le fondement du château qui devait être initialement construit. Une fois arrivés à la gloriette, nous voyons toute la ville de Vienne : panorama sur les clochers, les tours et tout simplement la ville. A l'intérieur du château, nous visitons les appartements, les salles de réception de Marie- Thérèse d'Autriche et de François Etienne de Lorraine. Décors somptueux, nombreux meubles d'époques, pléthore de tableaux représentants des portraits de membres de la famille impériale.
Le château est l'un des monuments les plus fréquentés de Vienne. Difficile d'évoluer dans l'entrée quand plusieurs groupes s'y retrouvent.
Une pluie dense étant au rendez- vous, nous ne cherchons pas à nous attarder. Une fois la visite terminée, nous regagnons Prague. Un dîner folklorique est proposé en grande banlieue Praguoise. Là, il n'est pas question de Smetana, dont j'adore toujours l'air de Mon Pays / la vltava. Une jeune fille vêtue d'un costume traditionnel Tchèque nous accueille en nous offrant un verre de Slivovitz, un alcool slave à base de prunes. Puis les musiciens entrent en scène : deux violonistes, un contrebassiste et une joueuse de cymbalum. Ils enchaînent des mouvements dynamiques me rappelant à la musique tzigane. Puis deux danseurs, une femme et un homme, entrent à leur tour et opèrent de brillants mouvements de danse caractéristiques de leur région. L'ambiance est excellente. Dans la salle, un groupe de Hollandais assiste également au spectacle. Quand la fin approche, l'animatrice nous invite à danser également. La danseuse m'invite. J'y vais, m'essayant sans prétention à sa danse locale. Je tourne en rond, en lui tenant les bras. Sympa. Dur par contre de tourner en rond après m'être enfilé un slivovotz, une bière et deux verres de pinard (un blanc, un rouge). Quand je regagne ma place, j'ai du mal à tenir debout. Les artistes font tourner un panier (ils sont payés au chapeau quoi !). Je mets ce qu'il me reste de couronnes (c'est à dire pas grand chose et j'étais d'ailleurs très énervé). Puis, un des Hollandais me désigne pour aller apporter le panier désormais plein à la joueuse de cymbalum. Je lui apporte à la fin du morceau. Le public entonne alors "le bisou ! le bisou ! LE BISOU !". Bon, d'accord. J'embrasse la musicienne et l'air de Smetana me revient. Le dîner folklorique était 100% musiques traditionnelles, avec un brin de modernité dûe à la capacité de la troupe d'artistes à être proche du public et à improviser.

DIMANCHE 21 JUIN

Fini Smetana. Le dîner folklorique. Prague.
L'avion décolle dans l'après midi. J'ai envie de pleurer. Plus de musique dans l'avion. Peut- être pour me dire que je regagne un pays de dégénérés. Et ca n'a pas raté : à peine regagné Paris, à la sortie de l'aéroport, des français râlent, dans le RER, les gens font la gueule et sont aggripés à leur putain de portable qu'on en est à se demander si le soir ils font pas l'amour à leur téléphone tellement ils sont en manque d'échanges et de bonheur. Tout cela me désole.

Il ne me reste plus que des photos et des souvenirs que j'ai plaisir à vous faire partager. J'espère en tout cas que je vous ai donné envie d'aller en République Tchèque et avant tout, de voyager et de vous ouvrir sur le monde.

Smetana, je ne t'oublierai jamais.

Dekuji ě nashledanou (merci et au revoir en tchèque)
# Posté le dimanche 21 juin 2009 17:44
Modifié le jeudi 25 juin 2009 11:33